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  Réaction du Maire ABDOULAYE BALDE après le discours

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            ROND-POINT BELAL LY DE ZIGUINCHOR

L’empreinte du premier Général-Gouverneur en Casamance

Le Rond-point Bélal Ly est l’un des édifices qui fait partie du paysage urbain de la ville de Ziguinchor.  Ce rond-point qui cohabite avec ceux qui sont baptisés Jean Paul II et Aline Sitoé Diatta, porte le nom du premier Gouverneur militaire  de la région de Casamance, le Général Amadou Bélal  Ly, né en 1925 à Podor. C’est parce que ce Général-Gouverneur était, d’après plusieurs témoignages recueillis sur place, proche des populations que la mairie de Ziguinchor a pris la décision de matérialiser son empreinte sur ce rond-point.

Dans les archives, de l’ancienne région de la Casamance, devenue plus tard la région de Ziguinchor, figurent, en bonne place, les noms des deux officiers de l’armée sénégalaise : Les généraux Amadou Bélal Ly et Amadou Abdoulaye Dieng. Ils sont les deux militaires de carrière à enfiler la tenue de l’administration territoriale du Sénégal pour apporter des solutions concrètes dans une région où la crise se profile soit à l’horizon soit déjà installée.

En effet, la mission du Général Bélal Ly qui a remplacé en 1970, l’administrateur d’état civil Mbaye Diouf à la tête de la région, consiste à mettre la Casamance à l’abri de la guerre opposant le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert (Paigc) aux colonisateurs portugais.

Quant au Général Amadou Abdoulaye Dieng, les autorités sénégalaises lui ont confié, à l’époque, la tâche de gérer la crise qui a éclaté en Casamance. De ces deux Généraux, seule l’empreinte du premier Gouverneur militaire de la région de Casamance reste visible à travers l’imposant «Rond-point Bélal Ly», situé dans le quartier de Boucotte, au cœur de la ville de Ziguinchor.

Si la mairie a pris la décision de garder dans le paysage urbain de la commune l’empreinte du premier gouverneur-militaire de la région, c’est parce que l’officier supérieur de l’armée sénégalaise a cultivé l’estime envers les populations.

 

Le jour de son départ de la Casamance pour Dakar en 1975

Selon plusieurs témoignages, le gouverneur-militaire n’a, durant tout le temps qu’il était à la tête de l’exécutif régional, cessé de poser des actes et gestes qui ont émerveillé les populations du Sud. Au sein de l’actuelle équipe municipale, deux personnes sont présentées comme les connaisseurs de l’origine du nom du «Rond-point Belal Ly» et les monuments qui constituent le décor de la ville.

Agent municipal au sein de l’actuelle mairie de Ziguinchor, Doudou Cissokho se rappelle du Gouverneur-militaire, du haut de son 1,69 mètres qui se rend quotidiennement en tenue militaire à son lieu de travail, à pied, en traversant le rond-point qui portera plus tard son nom.

A cette époque, dit-il, le camp militaire qui est aujourd’hui au cœur des habitations était à la périphérie de la ville. «C’est quelqu’un qui ne prenait jamais de véhicule pour aller à son bureau de travail. Il marchait à pied de la gouvernance au Camp militaire, environ 3km», a renseigné Doudou Cissokho, âgé aujourd’hui de 58 ans.

«La plupart des gouverneurs qui étaient à Casamance à l’époque, sont souvent dans leurs bureaux climatisés  et ne se déplacent qu’avec leurs véhicules, mais le Général Bélal Ly a toujours préféré  marcher à pied», a-t-il ajouté. Et d’après l’agent municipal, non seulement le Général Amadou Bélal Ly était simple et ouvert mais il a beaucoup travaillé pour l’intérêt des populations. Il participait, d’après toujours notre interlocuteur, à tous les travaux.

 

L’ère des gouverneurs militaires au Sénégal

«D’ailleurs, son départ de la Casamance pour Dakar en 1975 quand il est nommé ambassadeur du Sénégal en Bangui (Centrafrique), une foule l’avait accompagné à l’aéroport. Ce jour-là, une forte pluie s’est abattue sur Ziguinchor et les mamans ont accompagné le Général-Gouverneur en pleurant même», se rappelle Doudou Cissokho.

C’est la raison pour laquelle, le Conseil municipal, dirigé à l’époque par le maire Mamadou Abdoulaye Sy, entre 1977 et 1985, a décidé d’immortaliser le nom du natif de Podor sur le paysage urbain de la Comme. «Durant tout le temps qu’il a vécu à Ziguinchor, le Général Bélal Ly avait beaucoup rendu service aux populations. Les gens l’aimaient beaucoup ici. C’est la raison pour laquelle, la mairie a construit ce rond-point et l’a baptisé Amadou Bélal Ly», a encore expliqué Doudou Cissokho sur l’origine du nom de ce rond-point situé dans le quartier Boucotte de la commune de Ziguinchor.

Il était au lycée Van Vollenhoven, devenu plus tard lycée Lamine Guèye, mais les souvenirs du passage du Général Amadou Bélal Ly à la tête de l’exécutif régional se bousculent dans sa mémoire. Il se nomme Sékou Sadio, lui aussi agent municipal à la mairie de Ziguinchor.

«Le Général Bélal Ly était un gouverneur très estimé par la population, compte tenu de ses bienfaits, de ses approches, de son civisme, mais surtout de son caractère militaire. Il était très proche des populations. Il logeait même à coté du marché de Boucotte», a témoigné Sékou Sadio qui boucle ses 60 ans cette année.

 

La mission commando dans la région de Kédougou

«Il était l’un des meilleurs gouverneur de la région. Il a marqué son règne», a ajouté M. Sadio qui soutient s’être «donné volontaire de faire de la recherche sur l’histoire de la commune». Il faut aussi rappeler que le célèbre Rond-point Bélal Ly partage le paysage urbain de la ville de Ziguinchor avec ceux qui sont baptisés, Jean Paul II et Aline Sitoé. 

C’est le Général Amadou Bélal Ly qui a, d’après plusieurs sources concordantes, ouvert l’ère de gouverneurs militaires au Sénégal. Par la suite, arrive le Général Amadou Abdoulaye Dieng. Le premier est bombardé gouverneur de la région de Casamance dans un contexte où la frontière entre le Sénégal et la Guinée subissait les contrecoups de la guerre du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap-Vert (Paigc) contre le colonisateur portugais.

Le choix porté sur la personne du Général Bélal Ly pour mettre fin aux exactions qui risquent de déborder sur les villages sénégalais situés le long de la frontière, s’explique par le parcours de l’homme qui a eu à occuper les fonctions de préfet de Kédougou dans un contexte similaire.

Ainsi, dans un entretien qu’il a accordé à la revue «Réflexion des Formes armées sénégalaises», en guise d’exemple aux autorités militaires, le Général Ly a, lui-même expliqué la complexité de la mission que le Président Senghor lui a assignée à Kédougou. «Ma nomination comme préfet de Kédougou a été le plus grand souvenir. C’était un challenge pour le militaire que j’étais», avait renseigné le Général administrateur d’état civil dans ladite revue publié en septembre 2012.

 

Ancien compagnon de guerre de Jean-Bédél Bokassa

La mission assignée à l’officier-préfet consiste à démanteler les éléments du Parti africain de l’indépendance (Pai), militairement entraînés pendant deux ans et envoyés par Moscou (ex-Urss) et qui sont basés dans le département de Kédougou. Nous sommes en janvier 1965. A cette période, cette tâche qui n’est pas du tout difficile pour le sortant du Prytanée militaire de Saint-Louis,  qui a eu à assurer l’instruction de plusieurs cadres supérieur africains devenus chefs d’Etats, dont Mathieu Kérékou (Bénin), Seyni Kountché et Ali Saibou (Niger) et Lansana Conté (Guinée).

«J’ai créé la trouille chez eux. Au bout de deux ans de maquis, j’en ai pris 150, un à un», a renseigné le Général Amadou Bélal Ly, par ailleurs ancien compagnon à la guerre d’Indochine et d’Algérie de l’ancien Président de la Centrafrique, Jean-Bédél Bokassa. Après cette mission bien accomplie, le Général Ly est promu, en décembre 1966, Chef de corps du 1er Bataillon. 

Mamadou Lamine CAMARA

 

FIN DE LA CRISE CASAMANÇAISE

L’un des derniers rêves du Général-Imam

 

L’éclatement de la crise casamançaise en 1982 a trouvé le Général de brigade, Amadou Bélal Ly à la retraite. Mais, le premier Gouverneur-militaire de l’ancienne région de Casamance a toujours affiché sa disponibilité à apporter son expérience pour la recherche de solution définitive à cette crise qui n’a que trop duré.

Au crépuscule de sa vie, le Général-Imam n’a jamais voulu se contenter à diriger les prières et égrener son chapelet dans la mosquée du Point-E (Dakar) qu’il a dirigé de son vivant. Il avait, malgré le poids de l’âge (88 ans à l’époque), affiché sa disponibilité à apporter son expérience dans les stratégies de recherche de solution à cette crise.

«Si on m’associe, je coopère et si on ne m’associe pas, je reste dans ma position d’Imam de la mosquée du Point-E», avait indiqué le Général, dans la revue de «Réflexion des Forces armées sénégalaises», parue en septembre 2012.

 

Senghor, Diouf et Wade ont tous refusé la main tendue du Général

Dans cet entretien paru dans cette revue à quelques mois de sa mort, l’ancien Gouverneur militaire de l’ancienne région de Casamance, admis à la retraite en fin décembre 1981, soit un an avant l’éclatement de la crise casamançaise, a soutenu avoir sollicité les Présidents sénégalais qui se sont succédé à la tête du pays de 1960 à 2012. Cela, pour mettre son expérience au service de la paix.

Toujours est-il qu’aucun d’entre eux n’a donné une suite favorable à l’offre du Général, ancien compagnon à la guerre d’Indochine et d’Algérie de l’ancien président de le Centrafrique, Jean-Bédél Bokassa. «J’avais déjà écrit à Senghor, Diouf et Wade pour cette guerre casamançaise. Je ne demandais ni salaire, ni poste, mais qu’à être associé. Je voulais leur faire confiance pour qu’ils me laissent aller dans le maquis et dans les six mois pour apporter une solution à cette guerre. J'ai laissé tomber puisqu'ils ne voulaient pas m'y associer», avait-t-il confié dans la Revue de l’armée nationale Sénégalaise.

C’était à quelques mois avant que Général-Imam ne quitte la vie si basse pour rejoindre l’au-delà, le 21 octobre 2013, à l’âge de 88 ans, à l’hôpital Principal de Dakar.

 

Mamadou Lamine CAMARA
Journaliste-Reporter
Au Quotidien "Le Populaire"
Tel (+221) 772857601

 

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